CROISSANCE ÉCONOMIQUE : La Côte d’Ivoire confirme son rôle de locomotive de l’UEMOA avec une croissance de 6,5 % en 2025

Dans un rapport de la Banque africaine de développement (BAD), publié le 28 juillet à Abidjan, la Côte d’Ivoire demeure la plus grande économie de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA, 8 pays) et devrait enregistrer une croissance de 6,5 % en 2025.

Le Rapport pays 2026 sur la Côte d’Ivoire souligne également que la dynamique économique du pays reste solide. L’ambition de la Côte d’Ivoire d’accéder au statut de pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure d’ici à 2030 dépendra de sa capacité à accélérer son industrialisation, le développement de son secteur privé et de l’élargissement de son espace budgétaire.

Pour soutenir cette ambition, le Rapport pays 2026 sur la Côte d’Ivoire met en avant plusieurs priorités : une plus grande formalisation de l’économie, une amélioration de la fiscalité foncière et minière, une meilleure taxation du commerce électronique, la poursuite des réformes du secteur financier et une mobilisation accrue des investissements nationaux et étrangers.
« Notre ambition ne se limite pas à générer de la croissance. Elle consiste à transformer cette croissance en emplois, en un capital humain plus solide, en une productivité accrue et en une prospérité partagée. Les conclusions de ces rapports soulignent l’importance de mobiliser des ressources publiques et privées à grande échelle afin de soutenir la mise en œuvre réussie du Plan national de développement (PND) 2026-2030 de la Côte d’Ivoire et d’accélérer la transformation structurelle », a déclaré Loesse J. Esso, directeur de cabinet du ministre ivoirien du Plan et du Développement, au nom du ministre Souleymane DIARRASSOUBA.

Le rapport met également en évidence la nécessité d’une intégration financière régionale plus poussée, notamment par l’approfondissement des marchés de capitaux grâce à des institutions telles que la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM). Des marchés financiers davantage intégrés, des systèmes de paiement plus solides et une mobilisation accrue de l’épargne intérieure peuvent contribuer à débloquer des investissements de long terme dans toute la région.

Il montre que l’Afrique de l’Ouest peut renforcer sa souveraineté financière en mobilisant ses propres ressources intérieures et en orientant son épargne vers des investissements de long terme afin d’accélérer la transformation structurelle et de promouvoir une croissance inclusive et durable.

Les perspectives de la région demeurent prometteuses, avec une croissance projetée à 4,6 % en 2026, portée par le renforcement de l’investissement privé, la reprise de la demande intérieure, la poursuite des investissements dans les infrastructures ainsi que l’expansion des secteurs pétrolier, gazier et minier.

Source : BAD

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