LUTTE CONTRE LA CORRUPTION : La Banque africaine de développement montre l’exemple à suivre

La Banque africaine de développement (BAD) se veut un modèle en matière de lutte contre la corruption. Elle en a démontré à l’occasion de la Journée africaine de lutte contre la corruption 2026, couplée des festivités marquant la célébration du 15e anniversaire de son Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption (PIAC) à travers un programme consacré à la sensibilisation à l’intégrité dans le secteur privé et au dialogue institutionnel.

L’évènement, qui était organisé à Abidjan sur le thème « Promouvoir l’intégrité et renforcer les actions de lutte contre la corruption à travers l’Afrique », a réuni le personnel de la Banque, des experts et des partenaires de l’institution pour réfléchir à l’importance d’intensifier les efforts d’intégrité et de lutte contre la corruption sur le continent, et mettre en lumière quinze ans de contribution de PIAC à la protection des opérations de la Banque et à la promotion d’une culture d’intégrité.

La session d’ouverture, dirigée par Anele NCUBE, manager au sein de PIAC, a réaffirmé le mandat du Bureau et les attentes de la Banque en matière d’intégrité, tout en soulignant la confiance comme nécessaire fondement du financement du développement.
Marie Lydie BILÉ-AKA, secrétaire au bureau des sanctions, a rappelé que le système de sanctions de la Banque était un instrument clé pour protéger les ressources du développement contre les pratiques contraires à l’intégrité. Elle a présenté le système de sanctions à deux niveaux de la Banque et a souligné l’indépendance du Commissaire aux sanctions comme garantie d’équité, d’impartialité et de régularité des procédures.

Dans son allocution, la directrice de PIAC, Paula SANTOS-DA COSTA a réaffirmé l’engagement du Bureau à promouvoir l’intégrité dans l’ensemble des opérations du Groupe de la Banque africaine de développement. Le thème de cette année, a-t-elle précisé, appelle à élargir la portée continentale des actions d’intégrité, à approfondir leur impact sur le développement et à veiller à ce que la lutte contre la corruption ne soit pas traitée comme une simple formalité de conformité, mais comme un impératif de développement.
« PIAC n’est pas un bureau à éviter. PIAC est un partenaire stratégique », a-t-elle déclaré, soulignant que l’intégrité doit continuer d’être intégrée dans la manière dont la Banque conçoit, finance, met en œuvre et suit ses objectifs de développement.

Temps fort du programme, une table ronde, intitulée « Renforcer l’intégrité du secteur privé : une voie vers la mobilisation de capitaux et la croissance industrielle », était modérée par Segilola AKIN-TAYLOR, spécialiste de l’intégrité à PIAC. Le panel était composé d’Aida NGOM, la directrice du département du Développement du secteur privé à la Banque africaine de développement, d’Edward JAMES, associé du cabinet juridique Pinsent MASONS, et d’Oluwaseun ARINDE, directeur de la conformité de l’entreprise de construction Qualitrends Global Solutions Nigeria Limited. Les intervenants ont insisté sur l’adoption et la mise en œuvre de systèmes d’intégrité, tels que les programmes de conformité en matière d’intégrité, pour faciliter l’accès au capital, renforcer la gestion des risques et démontrer que les entreprises sont prêtes à s’engager avec les investisseurs et les institutions de développement. Selon les panélistes, la conformité ne doit pas être perçue uniquement comme une obligation, mais comme un avantage concurrentiel. Ils ont encouragé les entreprises à renforcer leurs structures de gouvernance, à investir dans la prévention, à faire preuve de transparence lors des processus de diligence raisonnable et à pérenniser les réformes en matière d’intégrité (..).

Source : Bad

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