MENACE SUR L’ORDRE MONDIAL DES ÉCONOMIES: Les trois défis à relever présentés par le FMI et l’Arabie saoudite

Les nouvelles barrières tarifaires douanières éditées par l’Administration de Donald Trump, Président des États-Unis d’Amérique, constituent-elles de réelles menaces pour l’ordre mondial des économies ?

Quoique n’abordant pas frontalement ce sujet qui éclabousse tout le système du commerce mondial (FMI), le Fonds monétaire international et l’Arabie Saoudite sont persuadés du nouveau contexte mondial dans lequel évoluent les pays émergents, celui d’un environnement mondial marqué par une incertitude persistante, des transformations géopolitiques, des dynamiques commerciales en mutation et des changements technologiques rapides.

Ils en ont parlé lors de la deuxième édition de la conférence annuelle sur les économies des marchés émergents, à AlUla, en Arabie saoudite, les 8 et 9 février 2026.
Une occasion pour le FMI, représenté par sa Directrice générale Kristalina Georgieva et l’Arabie Saoudite représentée par S.E. Mohammed Aljadaan, ministre saoudien des Finances, de passer en peigne fin les principaux enjeux auxquels sont confrontés les pays émergents, ainsi que les politiques à mettre en place pour renforcer leur résilience et stimuler leur croissance.

La tendance pour les deux parties, c’est qu’il urge de renforcer les cadres politiques et les institutions pour soutenir la résilience et saisir les occasions à venir.

De la déclaration commune issue de la cette conférence annuelle sur les économies des marchés émergents, trois défis ont été mis en exergue.
« Premièrement, des politiques macroéconomiques et financières saines, appuyées par des institutions solides et une gouvernance efficace, demeurent le fondement de la résilience dans un monde plus exposé aux chocs. L’expérience de nombreux pays émergents montre que des cadres d’action crédibles et des améliorations institutionnelles ont permis de mieux maîtriser l’inflation, de maintenir la stabilité financière et de préserver l’accès aux marchés, même dans un contexte d’incertitude accrue.
« Deuxièmement, après avoir renforcé leur stabilité, les pays émergents sont désormais confrontés au défi d’entrer dans une nouvelle phase de réforme, en vue de soutenir une croissance plus forte, plus durable et davantage créatrice d’emplois. Libérer le potentiel du secteur privé sera au cœur de cet effort. Il s’agira notamment d’approfondir les marchés financiers, de lever les obstacles à l’entrepreneuriat et à l’investissement, et de mettre à profit l’intelligence artificielle en investissant dans les infrastructures numériques et en dotant les jeunes des compétences nécessaires pour s’épanouir sur un marché mondial de l’emploi en pleine évolution.
« Troisièmement, dans un monde marqué par l’évolution des échanges commerciaux et des flux d’investissement, une intégration intrarégionale et interrégionale plus poussée offre de grandes possibilités. Stimuler les échanges et renforcer la coopération régionale restent essentiels pour les pays émergents alors qu’ils s’adaptent à l’évolution du paysage économique mondial.

Par El Hadj B., avec source FMI

 

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